Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 10:25
Un an après l'annonce de la vente à la découpe-unité du 7 Rue Jean Macé, un an après les âpres luttes des locataires contre ce projet de vente, un an après le fameux "s'il n'y a pas de vente, il n'y aura pas de travaux" de M.Antoine Fayet, un an après les banderoles aux balcons, les mobilisations de hall, les narrations médiatiques, un an après la création de ce blog, un an après l'amusante stratégie de communication icadienne pour forcer la vente, un an après tout cela, nous pouvons enfin l'annoncer officiellement : les locataires ont gagné !

ICADE avait un projet pour les tours de la Rue Jean Macé : s'en débarrasser. Trop coûteuses, pas rentables, peu entretenues. Le moyen le plus judicieux à l'époque pour le bailleur pour mener à bien son projet , c'était la vente aux locataires. Le 7 était l'heureux élu. Mais c'était sans compter l'opposition de la Ville et des locataires eux-mêmes qui, loin d'être dupes, ont bien compris qu'ICADE vendait une loque et fuyait face à son rôle de bailleur qui consistait à l'époque à entretenir le bâtiment de manière à ne plus avoir d'excréments flottant sur des eaux usées au rez-de-chaussée (ce n'est qu'un exemple parmi d'autres).

Le projet de vente à la découpe-unité a capoté face à cette résistance que le bailleur n'avait pas prévue. Laissé en suspens en Septembre dernier, le projet avait été remplacé par des mesures plus raisonnables et attendues depuis longtemps : le changement des fenêtres par exemple, vieille promesse faite en 2001 et oubliée depuis.

Et puis la crise est arrivée et là, on se dit que ICADE aurait pu exprimer sa gratitude vis-à-vis des locataires qui ont refusé la mise en vente à l'unité : après tout, ils ont épargné au bailleur bien des inquiétudes face aux difficultés d'obtenir des crédits pour l'achat immobilier.

En tous les cas, le voeu du bailleur est resté le même : se débarrasser des tours coûte que coûte. Et voilà qu'un beau jour, la voix de la raison, communiquée à travers ce blog mais aussi lors des réunions avec les représentants icadiens, s'est imposée : vendre à un bailleur social ! Conventionner les quelques 300 logements des trois tours. Au début, il n'était question que du 5 Rue Jean Macé mais voilà qu'à compter du 1er Juillet 2009, Valophis (Ex-OPAC du Val de Marne) reprend l'ensemble dans son intégralité.

Bien sûr, cela ne signifie pas que la mobilisation doit cesser, au contraire, les tours sont toujours en mauvais état et les pressions vont devoir être maintenues pour obtenir que la réhabilitation ne coûte pas un seul euro aux locataires. Mais enfin, prenons un court instant pour savourer cette drôle de victoire qui encore une fois, n'aurait pas été possible sans l'entêtement des locataires.

Grâce à eux, mais aussi grâce aux journalistes qui nous ont suivis et ont relayé notre affaire, grâce à la Ville, son Maire et ses élus qui ont apporté leur soutien sans condition à la lutte des locataires, grâce à vous chers lecteurs qui nous suivez assidûment depuis le début de cette aventure, nous pouvons affirmer haut et fort qu'aujourd'hui, une page se tourne, que la saga ICADE prend fin et que même si demain, de nouveaux combats devront être menés, nous avons passé un cap incroyable.

Nous nous quittons ici, peut-être nous retrouverons-nous pour de nouvelles aventures, moins passionnées mais toujours passionnantes. Merci à vous tous et pour ceux qui sont encore dans la lutte des ventes à la découpe, bon courage et surtout ne lâchez pas, la persévérance est parfois synonyme de douce victoire.



Par Amicale - Publié dans : Les faits
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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 17:19

Le 16 Février dernier, le Conseil Général du Val de Marne publait sur son site Internet un communiqué annonçant les décisions et actes pris par sept maires du Département concernant la mise en vente du patrimoine d'Icade. prenant acte de la décision du Président de la société-bailleur, les sept maires réunis ont affirmé leur engagement pour obtenir d'ICADE la sauvegarde des valeurs sociales de ce patrimoine :

"Vente du patrimoine Icade : préserver sa vocation sociale !

A l’invitation du président du Conseil général, les Maires des sept villes concernées (Chevilly-Larue – Créteil – Fresnes – L’Haÿ-les-Roses – Maisons-Alfort – Sucy-en-Brie – Vitry-sur-Seine) par la décision d’ICADE de vendre son patrimoine de logements se sont rencontrés à l’Hôtel du Département.

Ils ont pris acte de l’annonce faite par cette filiale à 62% de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Ils regrettent que la Direction générale d’ICADE n’ait pas respecté ses engagements pris en 2006, de procéder avant toute nouvelle décision de vente ou de déconventionnement à une information préalable des élus locaux concernés..."

Lire l'intégralité du communiqué sur le site Internet du Conseil Général du Val de Marne.

Par Amicale - Publié dans : Compte rendus de réunions
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 19:31
Le Parisien lâche aujourd'hui l'info : la mise en vente des trois tours de la Rue Jean Macé va bientôt devenir réalité. Et bonne nouvelle pour les centaines de locataires qui y résident, ce serait un bailleur social qui reprendrait le flambeau derrière ICADE. Notre réaction ? Contents oui, rassurés, pas vraiment.

D'abord des faits.

1) ICADE se refuse à donner la moindre indication à l'Amicale des Locataires pas plus qu'à la CLCV. Impossible de savoir si oui ou non, les trois tours vont effectivemment être vendues incessamment sous peu à un bailleur social.

2) La Mairie a confirmé il y a quelques semaines avoir reçu l'appel d'offre pour la mise en vente d'une des trois tours, le 5 Rue Jean Macé. Reste à savoir si de nouveaux appels ont été lancés depuis pour les deux autres bâtiments (à suivre)

3) Les contradictions permanentes de la société ICADE n'incitent franchement pas à la confiance.

En effet, nous avons pu lire aujourd'hui dans un article du Parisien une drôle de réponse de la part du bailleur concernant la cession en bloc et en totalité des logements du Val De Marne :

« Les 10 000 logements de notre patrimoine, vendus depuis trois ans en Ile-de-France (dont 4 500 dans le Val-de-Marne), ont tous été cédés uniquement à des bailleurs sociaux, assure la direction de la communication d’Icade."

Ah bon ? ICADE ne vend qu'aux bailleurs sociaux ? ICADE n'aurait donc jamais vendu d'appartements à l'unité à ses locataires ? ICADE n'aurait jamais lancé de  projet de vente à l'unité au 7 Rue Jean Macé, projet qui aurait abouti à la mise en copropiété de la tour sans la hargne des habitants et de la Ville ? Etrange comme discours, c'est à se demander pourquoi ce blog existe depuis tant de mois...

D'autre part, dans ce même article, ICADE poursuit :

« Tous les logements sont aux normes, et certains d’entre eux sont homologués au-delà de ce que préconise le Grenelle de l’environnement pour 2012. Depuis quinze ans, des travaux sont effectués lors des relocations. Et, depuis deux ans, ces travaux ont lieu alors même que les locataires occupent les lieux. »

Ah bon ? Nous aurions donc truqué les photos que nous avons publiées sur ce blog sur l'état des tours de la Rue Jean Macé ? Les locataires du 7 n'auraient jamais eu la formidable occasion de marcher dans l'eau et la merd.... pendant une semaine au rez-de-chaussée du bâtiment (une ancienne canalisation pas changée a explosé paraît-il...) ? Le mur d'un appartement du 15ème étage n'aurait jamais eu de large fissure courant du bas du mur latéral au plafond, menaçant les locataires qui ont fort heureusement déménagé depuis ?
 
Reconnaissons à ICADE le fait d'avoir procédé au changement des fenêtres des appartements... Une promesse faite il y a presque dix ans... et réalisée en plein hiver 2008 !!!

Bon, avec tout ça, pas difficile de comprendre pourquoi nous sommes finalement assez peu rassurés. Dans le fond, les locataires seront tous très heureux de pouvoir enfin disposer d'un bailleur social, ICADE répondrait quelque part à une demande déjà ancienne dont nous nous sommes faits l'écho ici. Mais il reste encore quelques zones d'ombre. Outre le fait que ICADE n'a pas confirmé cette information, nous nous posons quelques questions sur la rapidité à laquelle pourrait s'exécuter cette mission de "bon débarras" de la part du bailleur. Si les fenêtres ont été changées, force est de constater que les tours sont toujours en mauvais état et que le prochain acquéreur aura fort à faire si ICADE ne procède pas à la rénovation des infrastructures. Le risque d'une mise en vente trop rapide, c'est le manque de budget éventuel pour entretenir les trois tours. L'on sait de par les autres expériences dans la ville que le simple entretien des ascenseurs (il y en a deux par tour) est problématique pour les bailleurs sociaux.

Bref, nous attendrons d'avoir une confirmation avant de nous réjouir pleinement et resterons toujours aussi vigilants par rapport aux projets de notre cher bailleur...





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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 13:21
Mode veille pour ICADE, le blog s'intéresse aujourd'hui à la loi Boutin dont le débat à l'Assemblée Nationale est prévu, sauf nouveau rebondissement, le 27 Janvier prochain.

A travers la panoplie d'articles que propose notre chère Ministre du Logement, Mme Boutin, et dans les termes les plus généraux soigneusement choisis par le Président de la République lui-même lorsqu'il évoque la nécessité de décongestionner le parc locatif social, l'on pourrait imaginer que cette loi présente un projet somme toute égalitaire. Explications de M. Sarkozy :

"Ceux qui pourraient sortir des HLM pour acheter dans le libre restent dans les HLM et comme ils restent dans les HLM, il n'y a pas de place. Donc, ceux qui devraient avoir une place dans les HLM se retrouvent dans les logements d'urgence. Dans les logements d'urgence, il n'y a pas de place non plus entre ceux qui ne peuvent pas entrer en HLM et ceux qui sont en situation d'immigration irrégulière, ce qui fait que la très grande pauvreté, elle se retrouve au Bois de Vincennes ou ailleurs." (Télécharger le discours intégral).

Tout cela est très juste (quoique !), M. le Président énonce clairement un constat que  Monsieur Tout-Le-Monde peut faire. Le problème, ce n'est pas le constat, c'est la solution. Mme Boutin propose plusieurs choses :

- Une baisse de 10% des plafonds de revenus pour l'accès aux HLM

- La fin de la sous-occupation : si vous étiez 5 à occuper un logement de 4 pièces et que vos 3 enfants sont partis, on vous proposera des solutions de relogement dans un 2 pièces par exemple. Le troisième refus de relogement sera accompagné d'un avis d'expulsion (avec 6 mois de préavis) - pour ceux qui savent quelles sont les conditions, parfois, de relogement et les propositions qui sont faites, ça grince.

- Suppression du droit au maintien dans un logement HLM : Vous gagnez deux fois le montant du plafond d'attribution, et vous vivez dans une zone de pénurie d'habitat, vous devez déménager dans les trois ans.

- Les expulsions : si vous recevez un avis d'expulsion d'ordre judiciaire, vous n'avez plus trois ans mais un seul pour déguerpir.

Sans compter bien sûr le "surloyer" mis en vigueur cette année pour tous les locataires dont les revenus dépassent d'au moins 20% le plafond d'attribution d'un logement HLM (A lire)

Dans l'absolu, on comprend que la logique défendue est que ceux qui n'ont rien à faire dans des logements sociaux -parce plus riches qu'à leur arrivée entre les murs ou parce que moins nombreux à l'occuper- doivent laisser naturellement leur place à ceux qui ont besoin de ce logement. C'est cela que défend le gouvernement. Sauf que ce dernier a malheureusement un peu trop pris l'habitude d'analyser les faits en portant des oeillères.

Locataires trop riches pour occuper un logement HLM, avez-vous les moyens réels d'occuper un logement privatif ? Et quand bien même vous les auriez, ce que l'on ne peut que vous souhaiter, qu'est-ce qui permet à l'heure où la crise économique frappe dure et menace de devenir sociale, de garantir que les prix du privé ne vont pas encore flamber ? Réformer le social pour plus d'équité et d'équilibre, et pour pouvoir loger les sans-abris ou les mal-logés soit, c'est louable, à condition que cela s'accompagne de véritables mesures préventives vis-à-vis d'un marché immobilier plutôt gourmand, ICADE en est un des meilleurs exemples.

A nous, pauvres gens du social, il nous semble bien évident qu'avant de proposer des remaniements du logement HLM visant à exclure les uns pour intégrer les autres, le grouvernement aurait fort à faire à contraindre à court ou moyen terme, toutes les communes de France à appliquer la loi et à construire 20% de logements sociaux sur leurs territoires. Si M. Sarkozy relève très brillamment qu'il n'y a pas assez de place dans les logements HLM, il lui incombe donc d'obtenir des maires plus qu'une promesse, l'engagement d'aller au bout des 20% pour qu'il y ait plus de places pour tout le monde et moins d'injustices dans la répartition des logements. S'il fait cela, aidée de sa Ministre du Logement, sa volonté de rééquilibrer l'attribution des logements sociaux  entre classes moyennes et modestes paraîtra sans doute un peu plus crédible.

L'actualité sur la gestion de la Loi Boutin à Fontenay-sous-Bois, voir le blog documenté de l'Amicale des 17 Henriettes.


Sources des images :
Photo de Nicolas Sarkozy : http://iaspace.pbwiki.com
Dessin "Ordre d'expulsion" : resf.be/wordpress/?p=151
Par Amicale - Publié dans : Billets
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 19:25
C'est Noel, nous sommes en pleines vacances, bientôt nous fêterons aussi le jour de l'an. Et après....

Et après, les problèmes commencent pour les locataires d'Icade. Leurs appartements seront vendus, c'est l'objectif de leur bailleur. A quel rythme ? Personne ne sait. A qui ? C'est le flou total. En bloc ou à l'unité ? Mystère. Mais il est un fait que sur 34 000 logements à céder, tous ne bénéficieront pas d'un bailleur social comme le 5 Rue Jean Macé. La récession annoncée ne met pas les organismes HLM à l'abri, loin de là, et dans un tel contexte, on peut se questionner sur le nombre d'appels d'offres auquel ces organismes pourraient prétendre répondre.

En-dehors des investisseurs sociaux, qui pourrait reprendre un tel patrimoine ? L'ombre des investisseurs privés guette les locataires d'Icade. Français ou étrangers, ces investisseurs pourraient bien avoir un jour ou l'autre la mauvaise idée de dénigrer les locataires, de favoriser la vente à la découpe ou pourquoi pas la refonte du parc en autre chose que des logements comme on peut le constater à Courbevoie.

Bref, vous l'aurez compris, la cession des 34 000 logements franciliens ne peut pas se passer de commentaires ni de questions et face à l'ampleur de l'événement, il nous semble fondamental de créer un mouvement de sensibilisation tout aussi important auprès de tous les locataires d'Icade.

C'est pour cette raison que nous appelons de nos voeux une réunion d'information regroupant le plus grand nombre d'amicales d'Icade. Echanger nos commentaires, partager nos questions, constituer une synthèse des revendications de nos locataires semble être aujourd'hui des actions plus que nécessaires. Sans coordination, chaque amicale est livrée à son sort face à un projet qui dépasse à présent les intérêts particuliers des villes concernées et même des confédérations de locataires auxquelles les amicales sont affiliées.

A bon entendeur...
Par Amicale - Publié dans : La vente à la découpe
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 14:36

ICADE a confirmé par courrier auprès de la mairie de Fontenay sous Bois que le 5 Rue Jean Macé fera bientôt l'objet d'un appel d'offres pour une cession en bloc à un bailleur social. Et comme nous le mentionnions déjà il y a quelques mois, nous nous réjouissons de cette sage décision. Bien évidemment, l'acquisition du bâtiment par un bailleur social n'offre pas toutes les garanties de protection du locataire, nous en sommes conscients, mais qu'à cela ne tienne, ça reste une bonne nouvelle.

Nous mentionnions aussi que nous nous posions tout un tas d'interrogations sur le sort des deux autres bâtiments, le 3 et le 7. Nous évoquions notamment la ressemblance sociologique des populations habitant ces trois tours et la nécessité d'en tenir compte au moment de décider à qui vendre et comment. En l'occurrence, les locataires du 3 comme ceux du 7 ne demandent pas de "traitement de faveur" de la part d'ICADE et acceptent bien volontiers que les immeubles soient vendus en bloc à un bailleur social.

Alors, si ICADE a bien l'intention de vendre 34 000 logements dont une grande partie en bloc à des bailleurs sociaux, nous ne demandons qu'une chose, c'est que la rue Jean Macé soit vendue à ces derniers. Comme l'a si bien dit M. Fayet (la tournure est à peine ironique), "les locataires ne sont pas assez mûrs pour une vente à l'unité".

C'est vers ce type de revendications que l'Amicale s'oriente aujourd'hui très largement et c'est ce combat qui va à présent être mené, si toutefois il y a combat car on peut toujours espérer que c'est déjà ce que ICADE a prévu pour nos chers locataires.

L'année 2009 promet d'être aussi passionnante que 2008 (la tournure est vraiment ironique !)


Joyeux Noêl à vous chers lecteurs !


Joyeux Noël chers locataires !


Joyeux Noêl chers... très chers Icadiens (et ce n'est pas ironique) !

Par Amicale - Publié dans : Billets
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 20:48
On sait depuis le 12 Décembre 2008 qu'Icade n'a plus du tout l'intention d'investir dans le logement locatif. Le PDG de la société, Serge Grzybowski, a soumis l'idée à l'étude : vendre les 34 000 logements qu'il a à sa charge. Cela confirme toutes les inquiétudes de l'Amicale et des locataires du 7 Rue Jean Macé. Non seulement le projet de vente n'est vraiment pas abandonné malgré la crise, mais en plus, les deux autres bâtiments, le 3 et le 5 vont subir le même sort.

A l'heure actuelle, il est difficile de savoir à qui ICADE pourrait bien céder les 324 appartements de la rue Jean Macé. Bailleurs sociaux, ventes à l'unité-découpe, autres investisseurs, le bailleur est plutôt silencieux à ce sujet. Mais le gag ne s'arrête pas là. Non seulement Icade se débarrasse de ses 34 000 logements mais en plus M. Fayet, qui menait jusque-là le pôle foncière, prend la tête du pôle tertiaire. Des bureaux pour remplacer la mise à disposition de logements d'habitation, voilà longtemps qu'on sentait le vent tourner, aujourd'hui les objectifs du bailleur sont on-ne-peut-plus clairs.

Ceci explique peut-être pourquoi, depuis l'annonce de la suspension du projet de vente du 7 en Septembre dernier, aucun appartement vide du bâtiment n'a été reproposé à la location. Quoi qu'il arrive, les habitants de la Rue Jean Macé vont devoir compter avec l'idée que le bailleur ne veut plus les avoir à leur charge. Il est donc bien temps d'accroître le niveau de vigilance et de relancer les opérations de sensibilisation pour obtenir d'ICADE des réponses claires sur le devenir des trois tours.
Par Amicale - Publié dans : Les faits
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 23:51
Lorsque nous signalions a nos lecteurs il y a quelques mois que ICADE avait quelques soucis à gérer l'entretien de ses batiments, certains bavards du net et d'ailleurs n'ont pas hesité à faire croire à leur monde que nous étions des locataires exigeants et que dans le fond, nous n'avions qu'à nous montrer débrouillards pour ne pas vivre dans de mauvaises conditions.

La critique est facile, comme toujours, mais les faits sont là : ICADE traîne incroyablement pour tout ce qui attrait  à  l'entretien de ses immeubles. Un exemple farouche a retenu notre attention ce week-end : le cas désastreux d'un effondrement de mur dans un appartement d'une tour de 19 étages à Ermont (Val d'Oise). Ce samedi 27 Septembre, une locataire enceinte de 6 mois, habitant au 7ème étage, voit une partie du mur s'effondrer sur elle. L'après-midi, toute la tour est évacuée. La chose s'est déjà produite il y a sept ans mais vous vous en doutez bien, cela n'a pas provoqué chez les Icadiens l'envie d'éviter les récidives (Lire l'article du Parisien).

L'exemple est farouche disions-nous ? Et pour sûr. Car si cela a mis les locataires de la tour en colère, la réaction pourrait bien être la même au 7 Rue Jean Macé. Pour peu que vous alliez faire un petit tour au 15ème étage, vous pourriez bien être surpris de constater que dans l'un des appartements, une large (très large !) fissure court tout le long du mur de la façade latérale, se prolongeant jusqu'au plafond. Le locataire avait signalé la chose au début de l'année 2008 à ICADE... qui leur avait répondu que le ravalement était prévu pour le mois de Février ou le mois de Mars. En Juin, au moment du constat de cette large fissure... a-t-on vraiment besoin d'écrire la suite ?

Et pendant ce temps, ICADE promet des travaux (avec une augmentation des loyers à la clé) et commence par... les fenêtres des appartements libres !!! Ah oui ! Pour sûr, cela fait bien 5 ans et plus que les locataires attendent que leurs fenêtres soient changées tellement ils ne savent plus comment les fermer. Et pour sûr aussi, ils ont été très contents de savoir que Icade avait enfin fait établir un devis pour les changer au mois de Septembre. Sauf que... dédain icadien oblige, les locataires ne sont pas les premiers servis, c'est aux logements vacants depuis des lustres que profite la chaleureuse générosité du bailleur.

Et pendant ce temps disions-nous, le mur des façades s'effrite, s'effrite, s'effrite...
Par Amicale - Publié dans : Billets
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 14:00

Le 09 Septembre dernier paraissaient dans le Parisien deux articles concernant ICADE. Le premier annonçait la suspension du projet de vente au 7 Rue Jean Macé. Le deuxième, faisant suite a une conférence de presse donnée par M.Fayet, mettait en lumiere la ténébreuse politique de la société immobilière visant a se séparer de quelques milliers de logements dans le Val de Marne.

ICADE procède a deux types de vente : la vente en bloc a des sociétés HLM et la vente a l'"unité" à ses locataires. A Fontenay sous Bois, comme vous le savez bien maintenant, ICADE avait prévu de procéder a la vente a l'unité du 7 Rue Jean Macé. Face aux tensions et aux oppositions aussi bien de la Municipalité que des locataires des trois bâtiments gérés par ICADE, la société a suspendu ce projet, annoncant immédiatement derrière la vente en bloc du 5 Rue Jean Macé à un bailleur social.

Cette nouvelle est à la fois bonne et tendancieuse. Bonne pour les locataires du 5 Rue Jean Macé avec lesquels nous nous réjouissons, tendancieuse pour les locataires des deux autres bâtiments qui ne savent pas à quoi s'attendre dans les années a venir. Rappelons-le encore et toujours, ICADE a l'intention d'augmenter les loyers du 7 Rue Jean Macé. On tablait sur 2 a 4 euros par mètre carré, échelonné sur 6 ans, la somme pourrait être encore plus importante. A Chevilly-Larue, les locataires de la Cité Anatole-France risquent bien de payer jusqu'a 75% de plus par rapport à leur loyer actuel, notamment ceux les plus anciennement logés.

Lors de la réunion du 08 Septembre, M. Fayet nous avait dit qu'il ne voyait absolument pas où était le problème à ce que d'un côté, il vende le 5 Rue Jean Macé en bloc à un bailleur social et que de l'autre côté, il augmente les loyers des locataires du 7 qui vivent donc à 20 mètres de là. Probable encore une fois qu'il nous manque une case dans la tête mais il semble très difficile de suivre la logique adoptée par le bailleur.

Le 3, le 5 et le 7 rue Jean Macé comptent des populations qui se ressemblent socialement, des familles de classe moyenne ou modeste qui ont choisi de se loger dans ces bâtiments parce que plus accessibles que le parc privé et pour lesquels ils voudraient même pouvoir payer moins de charges (souvenez-vous que de très nombreux locataires, notamment ceux occupant des F4 paient 300 euros de charges par mois). La plupart de ces familles sont en demande de logements sociaux et ce depuis plusieurs années. La conjoncture économique actuelle n'arrange pas les choses, les familles étant de plus en plus soumises à de veritables difficultés financières, liées a la faiblesse de leur pouvoir d'achat et au sentiment de devoir constamment mettre la main à la poche pour tout et n'importe quoi.

Cela est vrai pour les locataires du 5 qui pourraient donc bien obtenir ce qu'ils attendent depuis longtemps et c'est tant mieux, et c'est tout aussi vrai pour les locataires du 3 et du 7. C'est la raison pour laquelle il serait incompréhensible que seul un batiment sur les trois soient vendus en bloc à un bailleur social quand les deux autres se verraient infliger des augmentations de loyer. L'ideal serait que ce ou ces bailleurs sociaux potentiels puissent bénéficier des trois bâtiments.

Bien sûr, nous savons que cela n'entre pas dans les projets d'ICADE et nous savons aussi que le bailleur entend bien un jour reprendre son projet de vente a l'unité pour le 7. Nous verrons bien comment les choses évolueront et la maniere dont le bailleur pourrait considérer les éléments sociologiques de cette affaire. Jusqu'à present, M. Fayet ne se montre nullement gêné de nous répéter combien ses actionnaires comptent plus à ses yeux que ses propres locataires. Cela s'est encore prouvé lors de sa derniere conférence de presse, propos retranscrits dans le Parisien : "NOUS NE TRAVAILLONS PAS POUR L'INTERET GENERAL, NOUS SOMMES COTES EN BOURSE"

Par Amicale - Publié dans : Billets
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 12:53

Suite du compte-rendu de la reunion du 08 Septembre :

Nous vous le disions dans le precedent article, la decision de ICADE de suspendre le projet de vente au 7 Rue Jean Mace est tombee tres vite, au tout debut de la reunion, alors que l'Amicale n'avait pas encore termine la presentation de son rapport sur la proposition pre-estivale de M. Fayet. On ne le rappellera jamais assez : M.Fayet s'engageait plus ou moins a vendre en bloc a un bailleur social l'un des deux autres batiments SI ET SEULEMENT SI le batiment 7 etait mis en copropriet et et donc vendu a l'unite.

Le 08 Septembre, c'est un autre son de cloche qui resonne de maniere peu familiere. En effet, non seulement ICADE suspend son projet de vente mais en plus, il impose eventuellement la vente en bloc du 5 Rue Jean Mace a un bailleur social. L'Amicale s'est montree surprise et M. Fayet surpris a son tour de cette surprise. "Je ne vois pas ce qui vous gene dans cette option", nous dit plus ou moins le Directeur de la Fonciere.

Ce qui gene ? Rien dans le fond sinon que l'on se demande bien pourquoi l'Amicale a passe l'ete a reflechir a la proposition d'une tripartition en cas de mise en copropriete du 7 si de toute facon, qu'il y ait vente ou non, l'un des deux autres batiments serait propose a un bailleur social.

Les representants de ICADE n'ont pas souhaite repondre a la question des origines d'un tel choix ni meme du moment ou cette decision de vendre en bloc a ete prise pour le 5. Cette derniere tombe en somme comme un cheveu sur la soupe, une sorte de nouvelle strategie un peu bizarre devant peut-etre servir a redorer le blason de la societe avant d'annoncer la reprise du projet de vente du 7.

M.Fayet s'est dit etonne de notre reaction. Nous ne pouvons que lui repeter qu'il nous semble en effet tres etrange qu'il ne nous en ait pas dit un seul mot avant le 08 Septembre. Un peu comme s'il s'agissait d'une decision nouvelle dont il espere nous faire croire qu'elle est ancienne. Et puis, cela est d'autant plus amusant que, pendant que les locataires du 5 pourraient peut-etre beneficier d'un bailleur social, les locataires du 7, eux, se verraient infliger les augmentations de loyer relatives a l'article 17c de la loi de 1989, soit quelque chose de l'ordre de 3 euros par metre carre. Une punition peut-etre pour ces bougres de residents tetus qui ne veulent pas acheter leur logement ?

Ah ! Pour l'anecdote, sachez chers lecteurs que M.Brard, le directeur du projet de vente, nous a annonce triomphalement que 6 locataires du 7 ont demande leur relogement dans d'autres batiments du bailleur. Tiens, c'est amusant, avant l'ete, il nous annoncait (sans rien nous prouver) 6 locataires interesses a l'achat au 7. Etrange tout de meme ce chiffre 6 qui revient tout le temps. Ces locataires auraient-ils pris la meme decision en meme temps ou y aurait-il une legere confusion dans les versions qui nous sont presentees ?

Par Amicale - Publié dans : Compte rendus de réunions
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